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Historique
Frayssinhes

En latin, de Fraychinas, de Fraxinis qui donne la véritable étymologie, de Frayssinis (même sens). En Français, Fraxines, Fraissines, etc[1].

Eglise unie à celle de N. D. de Lentillac qui lui est presque toujours annexée, ayant pour patron Saint-Julien-de-Brioude qui donna son nom au mas de Saint-Julien (1461).

Curés.

Vers 1330, Géraud del Peyro qui a en même temps une chapellenie dans l’église Saint-Maurice de Cahors et qui a besoin d’une dispense pour sa naissance (?) irrégulière[2]. En 1346, il permute avec Gaubert de Vayrac et devient curé de Cavagnac. Peu de temps après, sur résignation de Gaubert, la paroisse est conférée à Gui de Cayssac[3].

Il est probable que c’est seulement après la guerre de Cent Ans que Lentilhac est uni à Frayssinhes. Mais cette union fut d’abord arbitraire. Le curé Géraud de Couderc se permit de garder les deux églises sans avoir de permission spéciale et le 26 avril 1466 le pape Paul II écrivait à Jacques de Lacoste, chanoine de Cahors, d’enlever son bénéfice à Géraud de Couderc pour le donner à Pierre Fournols, prêtre du diocèse, s’il le trouve idoine[4]. Mais Géraud résigna entre les mains du pape par l’intermédiaire de noble Jean de Laroque damoiseau, et le pape revenant sur la bulle précédente mit Jean de Couderc neveu du précédent à la place de Fournols (12 mai 1467)[5]. Le 19 mai, Jean payait l’annate pour les deux églises de Frayssinhes et de Lentilhac désormais réunies canoniquement. Malgré cette bulle, Nicolas de Pompignan, clerc du diocèse de Saint-Flour, prétendit, en 1470, que Jean de Couderc retenait indument et sans titre les dites églises. Le pape charge l’abbé de Figeac, le chantre et l’official de Cahors de faire une enquête[6]. Naturellement Jean de Couderc protesta, assurant qu’il était en règle avec le droit canon et s’opposa vivement aux prétentions de Nicolas de Pompignan. La chose traina longtemps à la curie romaine. Jean mourut sur ces entrefaites et Nicolas de Pompignan put être sans conteste recteur de Frayssinhes[7].

En 1495, le 30 juin, Hugues de Gironde, recteur des deux églises, faisait un accord au sujet du casuel avec ses paroissiens[8].

En 1526, c’est Jean de Gironde, peut-être neveu du précédent, qui a la rectorie de Frayssinhes qu’il peut garder en même temps que le prieuré de Dégagnazès, ordre de Grandmont[9]. Il le permute, en 1524, avec Antoine de Vayrac, contre le prieuré Saint-Géraud de Laydaco au diocèse d’Agen[10]. Il dut avoir pour successeur Amalric de Veyrac, quelque parent. Celui-ci étant mort en 1576, les vicaires capitulaires donnent la paroisse à me Antoine de Colomb, écolier gradué ; mais me François de Lagarde, conseiller du roi en la cour du parlement de Paris, à qui les vicaires capitulaires avaient refusé de donner Frayssinhes, se fait pourvoir par le Chancelier de l’Eglise de Paris et prend possession par l’intermédiaire de me Jean d’Arcimoles[11]. Il en fait autant pour la chancellerie de l’Université (3 juin 1577).

Au XVIIe siècle (1644, 1656) me Gilbert du Pradel. M. l’abbé Léopold Viguié a publié le journal de ce curé dans la Revue religieuse, 1899, tirage à part. Il avait succédé à Bernard Parade que le Parlement de Toulouse avait en 1619 maintenu contre un concurrent dans sa rectorie.

1722. Jean-Pierre Ribeyroles.
1760. Condamine.
1773. Jean Jausions.
1775. Joseph Gazard, originaire du diocèse de Saint-Flour.

La cure vacante par sa mort est donnée le 10 janvier 1782 à me Jean Maherié, recteur de Condat lequel, peu de jours après (7 février) permute avec Pierre Laribe, curé de Carlus. Sur ce prêtre, voir l’article humoristique de m. le chanoine Viguié[1]. Laribe refuse le serment constitutionnel. Il est remplacé par Jean Baptiste Ricros, curé élu, qui prêtera aussi le serment de haine à la royauté (voir article de m. Léopold Viguié sur Frayssinhes pendant la Révolution dans la Revue religieuse, tirage à part).

Vicaires faisant le service de Lentilhac ou de Frayssinhes : 1715, Laquièze ; 1727, Broze ; 1742, Fontet ; 1752, Fageolles ; 1760, Serres ; 1761 – 76, Salabert ; 1760 ? Mayniel ; 1788, Leymarie.

Prêtres obituaires (1425)

Décimateurs : le Commandeur de Latronquière, le prieur d’Escaumels, le curé.

L’église est romane. On a ajouté une chapelle au XVIIIe siècle. En 1878, on a refait les voutes du chœur et la nef.

Population : au XVIIIe siècle, 450 communiants.
Seigneurie : au vicomte de Turenne.

Rentes

Les de Cairon seigneurs en 1712[2]. Jean de Cairon, seigneur de Rougier en Quercy.

En 1761, Etienne d’Araqui, chevalier, seigneur de Frayssinhes, Lacostes et Envergnes.
En 1720, noble Pierre Dauziès, seigneur de la Valade[3].
En 1738, me Jean de Lagarde, seigneur de la Clavayrie ou de la Clayrie[4].

Le prieur d’Escaumels avait des biens dans la juridiction pour lesquels il hommageait au vicomte.

En 1644, Jean de Massip, de Sousceyrac, avait des fiefs dans Frayssinhes et Lentilhac[5].

Par testament de 1561, Michel de Peyronenc de Saint-Chamarant laisse à sa femme Marguerite de Ramon la place de Frayssinhes[6].

En 1497, Raymond de Bauze de Belcastel avait des biens dans Frayssinhes.

Hommage de 1461, dénombre dans la paroisse de Frayssinhes, mas de Palhiers, borderie de Drulhes, mas de Podiomeja, borde ou affarium de la Bayguade del Batut, borderie de Podiomeja, borderie de Montayros, del Truelh de Lentilhac, une fasion appelée de Saint-Julien, borderie del Sahuc [7].

[1] On lit dans le testament de Saint-Géraud : sa villa de Fraxininas (patrologie de Migne).

[2] Reg. Vat. 93 n° 506.

[3] Arch. Vat. Reg. de Clément VI-31, f. 752 et n° 7 f. 323.

[4] Fonds de Latran 633.

[5] Ibidem 650.

[6] Ibidem 689.

[7] Reg. Vat. 602, f. 27r.

[8] Bulletin S. Et. Lot, 1902.

[9] Fonds Latran 1352 f. 54.

[10] Reg. Vat. 1287, f. 51.

[11] Papiers Lacoste à la Bibl. de Cahors, A2.

[12] Bulletin S. Et. Lot.

[13] Ar. Lot F 344.

[14] F 385.

[15] F 446.

[16] Arch. Nat. T 19371 19.

[17] Bul. E. Lot 1901.

[18] Ar. Nat. Q1 148.